La Maison de l'Agriculture Urbaine se construit en collectif

26/06/2017 11:01

Une maison de l’agriculture Urbaine à Nantes ? samedi 17 juin

 

La première réflexion ouverte sur la création d’une Maison de l’Agriculture Urbaine (MAU) à Nantes s’est tenu le samedi 17 juin 2017 au Solilab. Malgré une chaleur écrasante, plus de 50 personnes ont rejoint sous la Halle les associations Ecos, Bio-T-Full, Permaculture 44, Riche Terre et Nantes Ville Comestible, co-organisatrices de cet évènement, afin de participer aux ateliers de réflexion et de co-construction.

 

Ces ateliers ludiques élaborés et animés par l’équipe de « la Panoplie Agile », proposaient aux participants d’élaborer la « Maison de l’Agriculture urbaine » de demain en tournant sur 5 micro-sites, symbolisés par des arbres, présentant 5 angles d’attaque différents :

-          A l’espace « Arbousier » les groupes se sont initié à l’ "Eventstorming » : ils imaginaient les actions et évènement qui peuvent avoir lieu à la Maison de l’Agriculture Urbaine ; les idées allaient de : « une grainothèque est créée », « une bibliothèque « verte » est ouverte » ou « une serre mutualisée est installée » à « un parcours d’installation pour les agriculteurs est créé »

 

-          A l’espace « Eglantier » les participants se mettaient dans le peau de « personna », de personnes souhaitant fréquenter de la MAU pour imaginer leurs attentes et leur parcours utilisateur : ainsi « Lise », 28 ans, informaticienne et woofeuse a pu trouver une base de contacts chez qui intervenir et évoluer, pendant que « José », 34 ans, voisin et plutôt sceptique, a été malgré tout ravi d’emmener ses enfants découvrir animaux et plantations.

 

    

-          A l’espace Sorbier, sur base de plan de terrains existant… ou d’une feuille blanche, les acteurs de cette journée pouvaient exprimer leur créativité en dessinant le MAU, en l’organisant dans l’espace, projetant ainsi toute les activités envisagées. Ont ainsi pris vie une mare permaculturelle, des serres de cultures, une micro-ferme animalière, des points d’espace-conseil ou information pour les familles cherchant des activités, les professionnels souhaitant s’installer ou les amateurs en jardinerie venus pour des conseils et des idées.

 

-          A l’espace Kiwaï la réflexion était plus ardue, mais le public s’y ait adonné avec enthousiasme : il s’agissait de projeter le modèle économique de la MAU sous la forme d’un « Social Business Model Canvas ». Les participant ont pu présenter la valeur ajoutée générée par cette MAU pour ses partenaires et usagers

-          l’espace Néflier permettait de concevoir une « product box » de la MAU, outil de visualisation de la communication du futur site. Margot, animatrice de cet atelier, s’enthousiasme du travail effectué « la 1e boite qui a été construite présentait comme un prototype de la Maison de l’Agriculture Urbaine : ils sont allé chercher pleins de plantes avec un super design, et des passerelles de circulation entre 2 bâtiments – les constructeurs disaient que ça symbolisait les passerelles qui peuvent se construire entre les publics et les univers différents qui pourront se côtoyer dans la MAU, je trouvais que c’était une belle idée »

Afin de nourrir la retranscription des travaux et leur exploitation, Marina, facilitatrice graphique, suivait les différents ateliers et les mettaient en image

 

Ainsi, mêlant la réflexion au jeu par le biais des outils proposés, la cinquantaine de personnes présente a pu mettre la main à l’élaboration du cœur des attentes et du projet de MAU. De nombreux acteurs de la journée souhaitent s’inscrire dans le temps aux côté des associations organisatrices pour participer à l’émergence de cette « Maison ». «  Je suis venue pour donner des idées et de l’énergie ; Il y a eu de très beaux échanges, du partage, des rencontres, c’était très enrichissant, et maintenant il faut que ça se concrétise par la suite » nous explique Gabriel, porteur d’un projet similaire à Angers. L’après-midi s’est conclu par un apéritif dans la bonne humeur générale, avec un rendez-vous de suite déjà proposé pour les plus motivés : le 26 juin, à Doulon, s’ouvre « la Papote », espace dédié aux jardiniers animé par l’association Ecos

Raphaëlle Astigarraga, Chargée de communication et mécénat à l’association Ecos et co-organisatrice de la journée, se réjouit : « il y a eu du monde, il y a eu de belles idées qui ont émergées, on sent qu’il y a vraiment une motivation et un intérêt pour le projet : objectif atteint ! »

L’équipe s’est déjà réunie pour décortiquer le contenu extrêmement riche de cette journée et renverra un compte rendu détaillé aux participants et intéressés.

Pour nous joindre :

collectifmau44@gmail.com Adresse temporaire de coordination du collectif